Te Déum pour un massacre, Critique JDR

CRITIQUE.

TE DEUM POUR UN MASSACRE

Te Deum pour un massacre propose de vivre des aventures en France, au XVIème siècle, lors des guerres de religion. C’est donc un JDR historique résolument vers le réalisme.

Les +

Déjà, il a de la gueule. Un peu cher, mais, il vaut largement son pesant de cacahuète. L’intérieur n’est pas décevant non plus. Papier impression livre ancien, illustrations façon gravures (rappelez vous des illustrés des fables quand vous étiez gosses et bien pareil).

Le contenu est égal tout le long de l’ouvrage (le Ier). Il se lit plutôt bien même pour un béotien. Je n’avance pas qu’il se dévore d’une traite mais pas loin. En une semaine vous réussirez à le prendre en main. Saupoudrez le d’une filmographie correcte et de quelques clins d’œils à Alain Decaux et vous voila en poche avec un background qui vous permettra de briller à la fois en société et autour d’une table de Te Déum. Défaire le néophyte demande certes une assiduité, mais les deux écrits principaux nous y aident avec force détails, anecdotes, peintures de personnages, de sons, d’odeurs et de vêtements. Je ne peux que vous conseiller en ajout/ atout de lire les romans (excellents du reste) de J.F Parrot. Sans être tout à fais de la même époque, ils éclaireront de nombreux points et donneront de très bonne scénaristiques à reprendre.

Le second livre est réservé aux règles et à quelques scénarios. S’il n’y a rien de vraiment neuf, le système est intuitif, colle à l’ambiance et apporte une dose de crédibilité. La création des personnages n’est pas en reste et s’accommode parfaitement avec le reste.

Les -

Certes un bon jeu, mais à quel public s’adresse-t-il ? Qui sera assez balèze pour faire masteuriser une partie de Te Déum et la rendre palpitante ? Qui sera assez balèze pour plonger des joueurs dans l’ambiance, des joueurs qui ni connaissent rien, viennent se défouler et défoncer de l’orque ? C’est à mon sens ce qui fait la faiblesse et la force de ce jeu. C’est une niche de niche de niche. Des jeux comme Qin (à tes souhaits), Yggdrasil, Keltia ou Cthulhu ont déjà cette problématique mais à un niveau moindre. Ils bénéficient d’un support culturel leur donnant une certaine visibilité/lisibilité. Te Déum passe le coche d’après, en plus d’être un jeu mature, loin de tout brouhaha magique, des références ludiques communément admises, il renvoie le joueur à sa propre méconnaissance.

Ma conclusion, Té Déum est un très très bon jeu, avec des lettres de noblesse. Il rehausse le niveau intellectuel de la pratique et force à regarder plus loin que le bout son rayonnage habituel. Ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent faire cet effort n’ont aucun intérêt dans cet ouvrage, quant aux autres il leur faut dés à présent trouver le MJ adéquat.

Ma note 9/10.

 

Laisser un commentaire

Print
Email